
Le Québec est en train de vivre une petite révolution silencieuse. Pas dans les rues. Pas dans les parlements. Pas dans les grandes entreprises.
Non — dans les salons, les garages, les sous-sols, et même sur les trottoirs.
Partout où des objets prennent la poussière, Jetroque arrive.
Depuis son lancement, Jetroque, surnommé “le Tinder du troc”, fait beaucoup parler. Pas seulement parce que l’idée est brillante. Mais parce qu’elle casse quelque chose d’énorme : notre habitude de jeter.
Et dans un Québec où plus de 1 million de tonnes d’objets encore réutilisables finissent à l’enfouissement chaque année, il était temps que quelqu’un se lève et dise : “OK, stop. On peut faire mieux.”
Ce quelqu’un, c’est Sabri Cadaawe Hassan, entrepreneur québécois à la tête d’un projet fou : transformer une province entière en géant du réemploi, un swipe à la fois.
Bienvenue dans le monde de Jetroque, l’application de troc la plus innovante jamais vue au Québec — et peut-être ailleurs.
On connaissait Tinder pour matcher des personnes.
Jetroque, lui, matche des objets.
La mécanique est simple, et c’est ce qui plaît :
Vous prenez une photo de votre objet
L’application analyse automatiquement ce que c’est
Elle vous propose des objets équivalents à échanger
Vous swipez à gauche ou à droite
Si les deux parties acceptent : c’est un match !
Voilà. Pas de négociation interminable, pas d’incompréhension et pas d’embrouille.
Juste un swipe — et votre vieille table de cuisine peut devenir un vélo, un micro-ondes ou une lampe design.

La vraie force de Jetroque, ce n’est pas juste l’idée.
C’est la technologie.
L’IA intégrée analyse chaque objet en quelques secondes, et fournit automatiquement :
un titre précis
une description complète
l’état général
la catégorie
une estimation de sa valeur en dollars
les kg de CO₂ évités si l’objet est troqué
les années de décomposition évitées
Dans un monde où tout doit aller vite, cette automatisation est un coup de maître.
Fini les descriptions approximatives du style :
“Chaise un peu brisée mais encore correcte lol.”
L’application vous transforme en expert du troc, sans le moindre effort.
Et tout ça sans que vous n’écriviez un seul mot.
Jetroque a inventé sa propre monnaie : les TROCS.
Chaque fois que vous troquez, vous gagnez l’équivalent de la valeur de votre objet.
Un échange de 120$ ? → 120 Trocs dans votre compte.
Et cette monnaie virtuelle n’est pas un gadget.
Elle est au cœur du modèle d’affaires, car elle permet aux utilisateurs de :
récupérer des objets dans les magasins Jetroque
accéder à des produits exclusifs
participer à des événements circulaires
booster leurs objets dans l’app
C’est un écosystème complet, pensé pour créer une nouvelle économie locale basée sur le réemploi, l’échange et le partage.
Comme un “Air Miles” de l’économie circulaire — mais version 2025.
L’une des frustrations des plateformes classiques, c’est qu’un objet peut rester en ligne éternellement.
Pas chez Jetroque.
Si votre objet n’a pas trouvé de match après 60 jours…
Jetroque vient le récupérer à domicile.
Oui, vous avez bien lu.
Une équipe se déplace, en camion électrique, pour récupérer l’objet.
Le membre reçoit quand même tous ses Trocs, comme s’il avait réussi un échange.
Aucun objet ne se perd.
Aucun utilisateur n’est pénalisé.
Aucune ressource n’est gaspillée.
C’est cette promesse — simple mais révolutionnaire — qui a valu à Jetroque une réputation aussi forte dans les milieux environnementaux.
Voici la partie que les utilisateurs adorent :
Les magasins Jetroque, de véritables centres circulaires.
À l’intérieur, vous trouvez uniquement des objets :
sans match après 60 jours
récupérés chez les citoyens
sauvés des trottoirs
récupérés avant de finir aux déchets
restaurés et remis en état
Vous pouvez tout y acheter… avec vos Trocs.
Pas d’argent.
Pas de carte de crédit.
Juste votre engagement écologique.
C’est comme un IKEA, mais 100 % circulaire.
Et c’est probablement la pièce maîtresse du futur empire Jetroque.
Chaque objet troqué a un impact réel, mesurable, visible dans l’application :
kg de CO₂ évités
années de décomposition évitées
déchets détournés
ressources sauvées
objets remis en circulation
Les utilisateurs peuvent suivre leurs statistiques comme on suit ses pas sur une montre connectée.
Cette gamification écologique motive les gens à troquer toujours plus.
Et ça fonctionne.
Parce que l’application répond à trois besoins gigantesques :
Un ménage québécois gaspille en moyenne 430$ par année en produits jetés.
Multiplier ça par 2M de foyers ?
On comprend l’urgence.
30 millions de tonnes de déchets au Canada.
Des sites d’enfouissement qui débordent.
Un Québec qui jette plus que la moyenne des pays du G7.
Jetroque transforme ces chiffres en actions concrètes.
Pas de négociation.
Pas de tracas.
Pas d’arnaques.
Pas de temps perdu.
Juste un swipe.
Jetroque gagne de l’argent via :
abonnements premium
ventes de Trocs
magasins circulaires
événements (Festival du Troc)
partenariats environnementaux
subventions en économie circulaire
Un modèle multiple, diversifié, solide.
Exactement ce que les investisseurs aiment.
Le concept n’appartient pas seulement au Québec.
Il pourrait réussir partout :
en Afrique (où tout se répare)
en Europe (forte culture de réemploi)
en Amérique latine (économie communautaire)
aux États-Unis (marchés immenses)
Mais avant de conquérir le monde, Jetroque veut changer le Québec.
Et il est bien parti pour y arriver.
Sabri, le fondateur, raconte souvent la scène qui a tout déclenché :
“J’ai vu un immeuble entier sortir des meubles en parfait état pour les jeter.
Des télévisions, des fauteuils, des commodes.
J’ai eu un choc.
Je me suis dit : on peut pas juste accepter ça.”
De cette indignation est née l’idée :
Rendre le troc aussi simple que de prendre un café.
Ce que Jetroque construit va au-delà de la technologie.
C’est une communauté, un réflexe, une nouvelle manière de consommer.
Une économie où :
✔ on partage
✔ on répare
✔ on réutilise
✔ on sauve la planète sans se prendre la tête
Et c’est probablement ce mélange — simplicité, technologie, écologie — qui fait de Jetroque un candidat sérieux au titre de startup québécoise la plus prometteuse de la décennie.
On ne va pas sauver le monde du jour au lendemain.
Mais on peut sauver un objet chaque jour.
Un meuble.
Un vêtement.
Une machine.
Un jouet.
Et si chaque Québécois s’y met ?
C’est une révolution.
Jetroque n’a peut-être pas inventé le troc.
Mais il a inventé la manière moderne, plaisante et écologique de le faire.
Et dans un monde saturé de produits jetables, Jetroque arrive comme une bouffée d’air frais.